Présentation : prospérité sans croissance, le livre en 10 minutes

La croissance du PIB ne peut pas continuer éternellement. Elle consomme trop de ressources naturelles, et ne garantit pas le bien-être. Découvrez les solutions pour réformer l’économie mondiale et nous rendre plus heureux.

Cette présentation (réalisée avec l’excellent outil Prezi) est une fiche de lecture dynamique du bouquin « Prospérité sans croissance, la transition vers une économie durable » de Tim Jackson.

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D’accord ? Pas d’accord ? Le débat est ouvert. Et n’oubliez pas de lire le livre.

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14 réponses à Présentation : prospérité sans croissance, le livre en 10 minutes

  1. laura dit :

    Merci beaucoup pour ce résumé très bien mis en valeur !

  2. Damien Ravé dit :

    Ben justement Tim Jackson part de ce postulat qui n’est JAMAIS remis en question et démontre combien il nous aveugle et nous empêche de penser autrement le progrès. Je t’invite à voir la présentation (sauf si tu as peur que ces idées te contaminent :)

  3. Jérémy Gautier dit :

    Bravo pour la présentation !
    Ce qui est assez drôle c’est qu’on va dans le sens opposé à celui préconisé par Tim Jackson. Toujours moins d’état, moins d’enseignement, plus de pubs, plus de grands médias possédés par des capitaines d’industries, moins de fiscalité verte… Je crois que c’est un combat perdu d’avance et que le mot d’ordre général est « Gavons-nous avant qu’on ne puisse plus le faire ! »

  4. Damien Ravé dit :

    Arrête tu me déprimes…
    Il est quasiment certain que nous serons *obligés* de revoir nos modes de vies tôt ou tard (sauf rupture technologique majeure qui règle d’un coup les besoins en énergie, en matières premières, le traitement des déchets et la préservation des écosystèmes, mais ça revient à espérer une intervention divine). Plus on attend, plus l’effort à fournir sera considérable.
    Mais effectivement cette thèse alarmiste n’est reprise par quasiment aucun mouvement politique (on m’a soufflé qu’Yves Cochet chez les Verts avait un projet de société allant dans ce sens, mais il a quasiment disparu de la scène politique). Tout le monde n’aspire qu’à la croissance.
    Bref, c’est pas gagné.

  5. tmtisfree dit :

    Les vues (néo-)malthusiennes ont la vie dure : le côté ‘grandiose’ des projets des modeleurs de société(s) est une addiction semble-t-il trop tentante.
    Les beaux parleurs (« professeur de développement durable » un nouveau grade en pseudo-science sans doute) oublient sans regret que les économistes, ou plus simplement encore en observant l’histoire humaine du dernier millénaire, ont démontré qu’une ressource n’existe que par l’utilité qu’on lui trouve à moment donné : le pétrole était considéré comme une nuisance par ceux qui vivaient sur les terres où il suintait. Pourtant il a remplacé le bois, une autre ressource alors, comme une de nos sources primaires d’énergie. Qui pourrait nier les progrès et les libertés que le pétrole a apporté à la société humaine ?
    Et ainsi va et continuera la recherche et la découverte d’autres ressources par la seule ressource (que l’économiste Julian Simon appelait « l’ultime ressource« ) qui donne au autres leur statut : l’ingéniosité humaine.
    Les données empiriques (ie basées sur la réalité) montrent que les marchands (vert) de peur et les visionnaires à courte vue sont plus intéressés par leur(s) idéologie(s) sociétaire(s) régressive(s) et les prédictions (toujours réfutées) de leur boule de cristal.

    Au fond, ce ne sont que des prêcheurs postmodernes. Le mérite de leurs ‘vues’ est à la mesure de la non-réalisation de leurs prédictions.

  6. tmtisfree dit :

    Les vues (néo-)malthusiennes ont la vie dure : le côté ‘grandiose’ des projets des modeleurs de société(s) est une addiction semble-t-il trop tentante.

    Les beaux parleurs (« professeur de développement durable » un nouveau grade en pseudo-science sans doute) oublient sans regret que les économistes, ou plus simplement encore en observant l’histoire humaine du dernier millénaire, ont démontré qu’une ressource n’existe que par l’utilité qu’on lui trouve à moment donné : le pétrole était considéré comme une nuisance par ceux qui vivaient sur les terres où il suintait. Pourtant il a remplacé le bois, une autre ressource alors, comme une de nos sources primaires d’énergie. Qui pourrait nier les progrès et les libertés que le pétrole a apporté à la société humaine ?

    Et ainsi va et continuera la recherche et la découverte d’autres ressources par la seule ressource (que l’économiste Julian Simon appelait « l’ultime ressource« ) qui donne aux autres leur statut : l’ingéniosité humaine.

    Les données empiriques (ie basées sur la réalité) montrent que les marchands (vert) de peur et les visionnaires à courte vue sont plus intéressés par leur(s) idéologie(s) sociétaire(s) régressive(s) et les prédictions (toujours réfutées) de leur boule de cristal.

    Au fond, ce ne sont que des prêcheurs postmodernes. Le mérite de leurs ‘vues’ est à la mesure de la non-réalisation de leur futur.

  7. Damien Ravé dit :

    @tmtisfree : mais la foi en l’ingéniosité humaine n’est-elle pas prophétique ? L’extraordinaire développement que le monde observe depuis la Renaissance ne doit pas masquer que les civilisations antiques (Grèce, Rome, Chine) ont été génératrices de prodiges techniques qui ont stagné voire régressé pendant les millénaires qui ont suivi, parce que la société ne les encourageait pas. L’ingéniosité humaine a souvent été bridée par des modes d’organisation sociale et des idéologies l’empêchant de s’exprimer.

    Quant aux prédictions « toujours réfutées », je ne vois pas quoi faire d’une telle généralisation, qui vous permet d’englober beaucoup de charlatans dans un même sac sans chercher à comprendre l’intérêt de la démarche de Tim Jackson. Ce dernier reste un fervent défenseur de l’ingéniosité humaine puisqu’il insiste sur l’importance du découplage entre création de richesse et utilisation de ressources physiques : c’est à dire parvenir à faire plus avec moins. Vous ne pourrez pas nier que la recherche sur l’hydrogène, le solaire ou la fusion nucléaire sont des symboles de l’ingéniosité humaine.

    Enfin, Tim Jackson ne se préoccupe pas uniquement de la quantité de richesses/ressources disponible, mais de sa répartition. Il considère (on peut ne pas être d’accord) que les hommes devraient tous bénéficier d’un niveau minimal de développement qui leur assure, non l’abondance de biens, mais de quoi atteindre le bien-être. Il considère aussi que les pays riches, malgré leur PIB gigantesque, n’améliorent plus le bien-être de leurs citoyens depuis les années 60, voire le dégradent (pensez à notre consommation d’antidépresseurs). C’est pourquoi il propose de remettre en cause l’indicateur PIB, pour y substituer des indicateurs diversifiés. Grosso modo : pouvoir d’achat, éducation, santé, qualité de l’environnement, emploi, vie sociale…

    Le débat est intéressant, mais ne caricaturons pas.

  8. tmtisfree dit :

    L’ingéniosité humaine, comme dit précédemment, c’est une ressource économique (comme la main d’œuvre ou toute ressource dite naturelle) que toute société peut choisir d’exploiter ou non suivant ses propres critères : je ne suis donc seulement d’accord qu’avec la fin du 1er §.

    Si je me fie à la présentation de l’article, on y retrouve toute la thématique malthusienne (cité par Mr Jackson) erronée et des prédictions fantaisistes toujours plus négatives de ses adeptes (que l’on appelle maintenant environnementalistes). Ils rejettent généralement, plus ou moins ouvertement et souvent de manière déguisée, l’apport du progrès technique au bien être humain et subvertissent la recherche scientifique (faire passer l’observation du maigre réchauffement moyen planétaire des dernières décades et son attribution aux rejets humain de CO2 pour une question n’exigeant pas voire plus d’explications en est un exemple patent, surtout pour un scientifique : alerte rouge) pour seule fin la mise en place de leur idéologie politique. Certes, les critères et indicateurs économiques actuels pour mesurer le bien-être sont-ils crus (ils sont adaptés à un traitement statistique dans un cadre de comparaison global) et probablement perfectibles. Il n’en reste pas moins que la vision de la présentation n’est ni plus ni moins qu’une vision politique et idéologique bâtie sur des prédicats dont l’histoire nous a montré la non-réalisation récurrente : le terme technique qui correspond est propagande. En cela Mr Jackson ne fait pas exception.

    De même, ses préoccupations au sujet de la répartition des richesses et du niveau minimum de développement n’est ni plus ni moins ceux de l’idéologie socialiste : rien de bien novateur ici (enrober cela de papier vert peut convaincre quelque gogo, soit). Pour terminer sa considération du bien être des populations dites riches est louable, mais n’est pas supportée par les données variées et pertinentes présentées dans le livre de l’économiste Julian Simon (cité et lié plus haut). Son argumentation est de plus logiquement circulaire (les 3 dernières phrases de votre dernier §), ce qui n’étaie pas sa thèse.

    Pour terminer sur une note humoristique, je remarque aussi que nos amis alarmistes, prêcheurs de calaminés de toutes natures à horizons souvent plus que moins proches, publient quasiment tous des livres ou papiers dont le contenu n’est accessible qu’après paiement (à la différence du livre précité mis à disposition gratuitement par la famille du défunt). L’aspect mercantile de la situation, risible, fait douter (c’est un euphémisme) des convictions propres des auteurs eux-même et n’invite pas à passer à la caisse.

  9. tmtisfree dit :

    Un mot pour rajouter que la thèse de Mr Jackson (il n’est pas le seul) est fondamentalement erronée (et historiquement vouée à l’échec) : le bien-être est un critère relatif individuel dont la réalisation (ou non) devrait être laissée au libre arbitre de chacun. La ruse, éculée, d’utiliser une moyenne (PIB ou les autres pseudo-critères proposés) comme considération (même pas une mesure) du bien-être induit fatalement, mais sans le dire, que seul un mouvement d’obédience global avec les changements sociétaux et économiques profonds requis seraient seuls à même de tendre vers la voie ultime (celui du bien-être collectif), sous la houlette de l’élite bienveillante, et choisie par elle.

    Le camouflage est quand même grossier. Try again.

  10. Damien Ravé dit :

    @tmtisfree : merci pour cette contradiction intéressante.

    Je crains néanmoins que la suite de ce débat soit stérile étant donné la différence fondamentale de points de vue sur lesquels nous nous appuyons. Nous ne parlons pas du même monde :

    Tim Jackson s’appuie sur les rapports du GIEC (et reconnaît donc, au moins provisoirement, leur légitimité), qui sont pour vous, si j’ai suivi votre thèse, de vulgaires propagandistes environnementaux adeptes de la pseudo-science. Par conséquent toutes les conséquences qu’il en tire sont caduques, et la discussion ne peut pas aller très loin.

    Il ajoute des données chiffrées officielles sur les rythmes d’extraction des matières premières (hydrocarbures, métaux précieux : cuivre, minerai de fer…) comparés aux réserves annoncées et calcule, par de vulgaires opérations mathématiques, leur épuisement prochain. Mais vous prédisez que l’ingéniosité humaine trouvera (à quelle date, soyez précis, sinon c’est pas sérieux :) des substituts ou des réserves complémentaires qui éviteront la raréfaction (ah oui, il y a les gaz et pétroles de schiste). Donc cet argument ne tient pas pour vous.

    Il étaie également son approche du bien-être par des données chiffrées basées sur des indicateurs qu’il emprunte à diverses études internationales, à des sociologues et psychologues. Il reconnaît que ce n’est pas parfait, mais qu’on pourrait faire beaucoup mieux que le simple PIB. Mais pour vous le simple fait de se préoccuper de bien-être renvoie immédiatement à l’idéologie marxo-stalinienne et conduit droit au goulag. Fin de la discussion.

    Je vois que nous divergeons profondément, et je pense que cette discussion ne nous fera pas bouger de nos lignes. Votre posture condamne a priori toutes les conclusions qui s’ensuivent.

    Je suis un piètre avocat de sa cause, mais j’aimerais quand même sauver tant que faire se peut l’auteur : ne faites pas à Tim Jackson le reproche d’être irrationnel ou de bâcler sa démonstration, simplement en vous basant sur la présentation très rapide et approximative que j’en ai faite. Sa démarche est tout à fait analytique et toujours basée sur des faits.
    Si vous aviez l’audace de dépasser vos préconceptions et de lire son livre (200 pages, c’est vite fait), votre critique en serait plus constructive. Je serais même prêt à vous en expédier mon exemplaire par voie postale pour vous éviter cette dépense.

  11. tmtisfree dit :

    Il est clair que ‘nous ne parlons pas du même monde’ : je base mes réflexions sur les données du monde physique (lire réel) glanées par des scientifiques, des économistes (voire des historiens) : le guide pour décrypter est la méthode scientifique standard (dite normale).

    Qu’observe-t-on dans les rapports de l’IPCC (le dernier en date sur l’énergie ne faisant pas exception) en particulier (cela est vrai pour la plupart des rapports des organismes (inter)nationaux à l’exception notable de la FAO) ? Une analyse et prospective basées quasi-exclusivement sur la modélisation, des auteurs discourant de leur propre travaux, une large dépendance envers la littérature grise non scientifique (usuellement produites par des ONG [environnementalistes dans ce cas] en rapport avec le sujet), des conflits d’intérêts flagrants non résolus : la démarche post-normale (oui, cela a même une définition).

    Bien évidemment les deux approches sont totalement opposées et donc irréconciliables. Même avec une approche analytique, si le matériel de base est superficiel/biaisé/’mou’ (« diverses études internationales, à des sociologues et psychologues »), ainsi seront les conclusions (les anglophones ont un terme pour cela : GIGO).

    Un exemple : il est annoncé l’épuisement prochain de telle ou telle ressource, basé sur ‘de vulgaires opérations mathématiques’, ce que l’on appelle en langage scientifique courant un modèle (les prévisions par régression linéaire ont pour seul avantage leur simplicité). Le modèle, comme présenté et comme toujours, oublie deux choses :
    1/ tout n’est jamais égal par ailleurs ;
    2/ un facteur imprévisible parmi d’autres : l’adaptation de l’homme (l’histoire le démontre amplement, nulle peine d’insister).

    Tout comme les prévisions des marchands de peur des années 60-70 (les Holdren, Erhlich, etc, chantres de l’alarmisme qui sonnaient, soit-dit en passant, le tocsin du prochain refroidissement planétaire [oh l’ironie !]) ne se sont pas réalisées, bien au contraire : l’état du monde, de l’environnement, et des hommes va globalement en s’améliorant à mesure que les années passent (mais vous le savez maintenant que vous avez lu The Ultimate Ressource II).

    Quant à ma position sur le bien-être, comme dit plus haut, c’est une valeur et une recherche individuelle : tenter de la réduire à une moyenne d’un critère socio-économique est peut-être tentant pour les apprentis modeleurs de société, mais la plupart des humains qui m’entourent ont leur définitions et voies personnelles pour l’atteindre par leur propres moyens, si on leur en laisse la liberté. Et c’est tant mieux.

    Je vous remercie pour votre offre généreuse (je n’ai pas de problème financier, le point n’était pas là), mais je choisis mes lectures moi-même, pas sur recommandation : je ne regarde pas la TV, je ne lis pas les journaux et n’écoute pas non plus la radio. Tout cela pour dire que j’ai mes propres critères de sélection : haut contenu scientifique (théorique et empirique, on ne se refait pas), approche non consensuelle, pas d’alarmisme, méthodologie novatrice, etc.

    Pour finir, vous parlez de ‘lignes’ comme si vous aviez tracé la vôtre pour ne jamais la traverser : ce n’est pas parce que vous avez une opinion différente de certaines autres personnes que celles-ci et leurs point de vues vont disparaître comme par magie, bien au contraire.

    PS : je suis venu sur ce site pour un post sur PHP, comme quoi…

  12. tmtisfree dit :

    Il est important de préciser un point capital de mon post ci-dessus : un modèle, dans le jargon des scientifiques, c’est un ensemble d’hypothèses plus ou moins complexes à propos d’un problème du monde réel.

    Lorsqu’il est formalisé (sous la forme d’une agrégation d’algorithmes : un programme par exemple), le modèle doit être vérifié (il ne génère pas d’erreur) et validé (il répond bien au spécification et problème posés et permet de recréer des données mesurées du monde réel) par des équipes indépendantes.

    Dans le cas des modèles climatiques utilisés par l’IPCC, cette vérification n’est non seulement pas indépendante, mais il n’y a PAS de vrai validation (encore moins indépendante) : les modèle sont ‘validés’ ex post facto, c’est à dire qu’ils sont paramétrés et ces paramètres modifiés jusqu’à temps que les données extraites du modèle miment certaines autres données (choisies par les modeleurs) du monde réel (température ou précipitations dans le cas de l’IPCC) sans chercher à savoir si ce paramétrage a un rapport quelconque avec le monde réel.

    Le point est que cette manière de procéder avec les modèles climatiques viole tous les principes d’ingénierie et règles scientifiques existants. Baser ses décisions sur de tels modèles est évidemment à vos risques et périls.

  13. Ping : La solution à tous nos problèmes, enfin! | Jardinons la planète

  14. Seb dit :

    Merci pour la présentation (il vaut mieux avoir le pied marin cependant :-).

    Sujet d’actualité, complexe… je suis prêt à croire en toutes propositions optimistes sur l’avenir, alors merci pour le partage !

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