Antisociaux : les 10 pires profils pour les réseaux sociaux

Profils d'antisociaux

Dans la création d’un réseau social, le plus difficile, ce n’est pas de convaincre les gens les plus sociables, mais de convaincre les autres, les réticents, les réfractaires… en un mot, les antisociaux. Timides, intellectuels, paranos, dépressifs… Si l’un ou l’autre de ces profils fait partie des cibles que vous visez, il va y avoir du boulot !


Profils d'antisociaux

Dans la création d’un réseau social, le plus difficile, ce n’est pas de convaincre les gens les plus sociables. On les connaît, ceux qui ont 1200 amis sur Facebook, qui étaient inscrits sur Viadeo en 2001, qui participent à toutes les soirées et sont de toutes les conférences. Les convaincre n’a pas été difficile. D’ailleurs ils sont déjà passés au réseau de demain.

Non, ce qui est compliqué, c’est de convaincre les autres, les réticents, les réfractaires… en un mot, les antisociaux. Si l’un ou l’autre de ces profils fait partie des cibles que vous visez, bon courage :

  • L’utilitariste

    « J’y gagne quoi ? »

    Occupé par des choses plus importantes, il n’a pas de temps pour ces bétises. Il ne faut pas en attendre un gros investissement puisqu’il partira dès qu’il aura obtenu ce qu’il veut.

    Piste : lui proposer régulièrement des choses utiles (ressources à télécharger, tutoriels, cours de cuisine) pour l’inciter à revenir. Lui demander un investissement personnel (contribuer, voter, etc.) en échange des ressources qu’il reçoit.

  • L’intellectuel

    « Je n’ai rien à leur dire ! »

    L’intellectuel ne se perd pas en bavardages. Déjà qu’il déteste parler de la pluie et du beau temps dans la vraie vie, ne lui imposez pas la même torture sur le Web. Vous ne l’aurez pas avec les photos de vacances (trop beauf), les journaux intimes ou les articles racoleurs.

    Piste : du débat, de la culture, des idées… Il préfèrera toujours une sélection d’articles de qualités sélectionnés par un comité d’experts que l’auto-organisation des systèmes de vote anonymes. Mettez en valeur les meilleurs contributeurs, leur pedigree et leurs faits d’armes.

  • Le timide

    « Ça va pas faire un peu exhibitionniste si j’écris que je vis en couple ? »

    Le timide manque de confiance en lui. Il ne pense pas être suffisamment intéressant et sera toujours impressionné par les grandes gueules qui occupent le devant de la scène.

    Piste : il ne cherchera pas à être en première page, mais appréciera les zones privées et les coins tranquilles. Ne donnez pas trop d’importance aux utilisateurs les plus fanatiques, tout le monde peut participer.

  • L’avare

    « C’est quoi le piège ? »

    L’avare est soit vraiment radin, soit échaudé par d’autres sites qui ont tenté de le plumer. Il sera méfiant et pensera systématiquement que vous cherchez à le rouler dès que vous lui proposerez de nouveaux services.

    Piste : payez-vous avec de la publicité, ou assurez-vous de fournir un service qui en vaille la chandelle. Soyez transparent dès le départ sur ce qui est gratuit et ce qui est payant, sinon il aura le sentiment d’être trompé et claquera la porte.

  • Le parano

    « Facebook, c’est un truc de la DGSE pour ficher tous les syndicalistes »

    Le parano est persuadé qu’il constitue un danger pour la démocratie/le pouvoir en place/les Etats-Unis et qu’à ce titre il fait l’objet d’une surveillance permanente de ses faits et gestes par les services secrets. Il se balade généralement sous plusieurs pseudos et refusera de mettre des infos personnelles qui pourraient être utilisées contre lui.

    Piste : autorisez-le à utiliser un pseudonyme ou mieux, à utiliser le site sans identification préalable. Ne lui parlez pas de sécurité, il sait bien que les banques et les gouvernements perdent des fichiers informatiques tous les jours.

  • Le blasé

    « Je suis sur Facebook, Viadeo, Delicious, Twitter… ça fait quoi de plus ton truc ? »

    Même s’il est interessé par les réseaux sociaux, le blasé a déjà donné en s’inscrivant à cinquante services différents. Il n’a pas forcément trouvé ce qu’il cherchait (ce qui le rend un peu méfiant) ou pire, il est très content de ce qu’il a (et du coup n’a pas envie de changer).

    Piste : ne lui proposez pas un énième clone des sites existants. Il faut lui apporter un concept nouveau et qui réponde à ses frustrations du moment.

  • Le débordé

    « Désolé d’avoir tardé à te répondre mais entre temps je me suis marié, j’ai déménagé, ma femme a eu des triplés et j’ai changé deux fois de boîte… »

    Il n’a pas que ça à faire. Le débordé est de bonne volonté (« oui ça a l’air intéressant votre truc ») mais n’a que quelques minutes à y consacrer… par mois. Il se créera un compte, mais le laissera en plan pendant des semaines, pressé par d’autres occupations.

    Piste : fournissez lui une satisfaction instantanée. Inscription en deux secondes (on vérifiera l’e-mail plus tard), possibilité d’agir immédiatement, avant-goût des fonctionnalités. Et quand il tarde à revenir, envoyez-lui des alertes par e-mail pour lui rappeler ce qu’il manque.

  • Le dépressif

    « De toute façon je n’ai pas d’amis »

    Non seulement il n’a pas beaucoup d’amis, mais il est convaincu d’être incapable de s’en faire de nouveaux. D’ailleurs il rejettera tous ceux qui tentent de l’approcher, par méfiance. Les réseaux sociaux ne sont pas un espoir pour lui, mais presque une provocation de la part des hypersociaux prétentieux.

    Piste : ne pas employer le terme « amis » ou « copains » qui lui rappellent ses névroses de collégien. Il préfèrera sans doute une niche focalisée sur un sujet précis pour exprimer sa passion pour les timbres/ordinateurs/philosophies pré-socratiques/livres anciens, quitte à (exceptionnellement) parler avec d’autres passionnés.

  • L’original

    « Tout le monde fout les mêmes photos de soirée pour avoir l’air cool, je vois pas l’intérêt »

    Critique et élitiste, l’original refuse de faire pareil que les autres. Il ne mettra pas sa photo mais celle de son chien. Ou alors il postera des messages débiles juste pour montrer l’absurdité du système. Il peut tester des réseaux nouveaux, mais il arrêtera de s’en servir dès que le grand public commencera à s’y intéresser.

    Piste : il a besoin d’être valorisé dans sa différence. Il aime ce qui est petit et différent (Apple contre PC, Pepsi contre Coca, etc.). Si vous lui proposez un réseau alternatif aux mastodontes, il sera sensible à ce signe extérieur de différence.

  • Le nostalgique

    « Les twits c’est sympa mais pour choper ça vaut pas une lettre écrite à la lueur de la bougie »

    Le nostalgique pense sans cesse à tout ce qu’on ne peut pas faire sur le Web : les rencontres dans les bars bruyants, les soirées collé-serré, les balades romantiques, les restos aux chandelles… Il ne comprend pas que les jeunes puissent avoir l’impression de vivre alors qu’ils sont juste devant un écran.

    Piste : faites des liens entre l’écran et la vraie vie. Les réseaux sociaux servent à retrouver des gens perdus pour se faire une bouffe, à organiser des apéros ou des manifs, à se donner rendez-vous pour un concert. Montrez-lui que ce sont de nouvelles opportunités de rencontres réelles, pas une barrière.

et cætera

Je dois oublier d’autres profils, n’hésitez pas à continuer la liste. Ou à suggérer d’autres pistes pour convaincre ces rebelles de vous rejoindre…

Outil de référencement professionnel - essai gratuit Ce contenu a été publié dans Webdesign, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

6 réponses à Antisociaux : les 10 pires profils pour les réseaux sociaux

  1. A mon avis le mieux c’est tout de même de créer un compte perso et un compte pro.
    Difficile de gérer ses amis et ses partenaires de travail dans le même profil!
    Si un amis à vous s’amuse à vous envoyer des "méga lol" "arrête de boire" ou autre ça ne le fait pas :)
    Bonne continuation david de http://www.conseil-sante.org

  2. @conseil santé : je vous comprends, mais ce n’est pas toujours facile, ni encouragé par les sites sociaux. Par exemple je me suis inscris à Facebook sous la pression de mes collègues de boulot, mais j’ai ensuite été recontacté par des amis. Mettre son vrai nom fait partie du jeu. Jusque là j’ai contrôlé mon image. Mais c’est seulement après quelques mois que j’ai été « taggé » sur des photos d’autres membres que je ne voudrais pas qu’un employeur découvre. Alors que faire ? Demander la suppression de ce marquage dangereux, au risque de passer pour un rabat-joie ou un parano ? Ou le laisser courir en croisant les doigts que personne ne tombe dessus ?

  3. jeanyves dit :

    La typologie est amusante et pertinente.

    Le texte est-il libre de droit ? Puis je le reprendre dans le forum de BeWelcome et le traduire éventuellement (tout en citant la source et l’auteur)

    Il y a forcément beaucoup de blasés (et il y en aura de plus en plus forcément).

    En ce qui concerne la description du parano, bien que je pense qu’il y ai plein de bonne raison de l’être (les sites de réseaux sociaux un cadeau offert a qui veut se construire une base de données pour de futurs Spam ou qui veut faire de l’analyse d’opinion de masse) la question à se poser n’est elle pas :
    qu’irai faire un parano sur un réseau social ?
    Je pense en particulier aux réseaux de type échange d’hospitalité comme couchsurfing (voir : link to bewelcome.org. )

  4. Damien Ravé - Le Caphar dit :

    jeanyves : OK pour l’utilisation du texte mais avec un droit de regard sur l’utilisation que vous en faites. Contactez-moi par e-mail sur caphar@lepotlatch.org

  5. mutuelle dit :

    moi jsuis echangiste alors j ai 4 adress email , et mieux vaut ne jamais confondre lol
    et surtout pour les pseudos ou facebook etc

  6. bravo pour ce billet !

    je reviendrai lire votre blog régulièrement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *