J’espère m’être trompé

Grosse claque dans les idéaux, hier soir. On a eu beau s’époumoner, alerter, diaboliser même, il n’en est sorti que grandi. Pour qui ont voté les Français ? Pour un flic rassurant ? Pour un économiste ? Ou pour un messie chargé de redonner du lustre à l’identité nationale, de « nettoyer » la France plus blanc que blanc et de traquer les profiteurs pour les « pendre au crochet de boucher » ? Je ne le sais pas, et je ne suis pas sûr de vouloir entendre la réponse.

Grosse claque dans les idéaux, hier soir. Grand désarroi, comme tant de gens « de gauche » (pas forcément acquis à Ségolène, d’ailleurs), devant l’image que donne cette France sarkozyste. On a eu beau s’époumoner, alerter, diaboliser même, il n’en est sorti que grandi. Adoubé par le peuple.

Pour qui ont voté les Français ? Pour un flic rassurant ? Pour un économiste en chef chargé de remettre la croissance en route ? Ou pour un messie chargé de redonner du lustre à l’identité nationale, de « nettoyer » la France plus blanc que blanc et de traquer les profiteurs pour les « pendre au crochet de boucher » ? Je ne le sais pas, et je ne suis pas sûr de vouloir entendre la réponse.

J’ai peur, plus que jamais, mais je ne peux pas croire que mes parents, mes cousins, mes amis, ont voté pour l’intolérance. Je ne veux pas croire, surtout, que Sarkozy sera le Diable que ses adversaires ont dépeint, moi y compris. Je n’aimerais pas, dans cinq, trente, cinquante ans, qu’on parle du 6 mai 2007 comme du jour où la France a basculé dans l’extrème.

Alors je prie quelque Dieu qui passe dans le coin, pour que notre Président soit bon et juste, qu’il pacifie la France, éradique le chômage et redonne une confiance en soi qui ne nécessite plus d’avoir peur des autres. Et puisqu’on est dans l’utopie : qu’il fasse de la France un exemple en matière d’écologie ; qu’il réduise les inégalités ; qu’il sorte de la misère et de la violence les enfants « issus de l’immigration » pour qu’ils jouent leur rôle de citoyens éclairés et d’individus libres.

Après tout, être « de gauche », c’est croire que l’humain est respectable, libre et susceptible de changer. Non ?

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